Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Centre de Méditation Naropa de Tahiti en Polynésie Française

Centre de méditation Bouddhiste Affilié à la FPMT - Situé à PAPEETE - Immeuble Rouleau - 2ème étage- Quartier du Commerce ADRESSE : BP 4369 - 98713 Papeete TAHITI Visitors welcome - English spoken

Article du samedi 26 août 2006

Publié le 26 Août 2006 par Centre Naropa in Programme des pratiques

ARTICLE DU SAMEDI 26 AOUT 2006

 

 

FAIRE NAITRE LES CAUSES DU BONHEUR

 

 

 

Le monde entier, constitué des êtres sensibles et de leur environnement, est le résultat d’un ensemble de causes et de conditions. On se réfère ici spécifiquement aux causes et aux conditions qui constituent le karma des êtres. Chaque individu vient au monde, puis se désintègre et cesse d’exister – si nous examinons le continuum des causes et des conditions, nous constatons qu’il se réduit au karma, qu’il soit positif ou négatif. Le karma lui-même est enraciné dans l’intention et la motivation, qui renvoient, en fait, à l’état d’esprit individuel. Un état d’esprit calme et discipliné engendre des expériences désirables et positives ; un état d’esprit et une motivation négatifs engendrent des expériences indésirables de douleur et de souffrance. Le Bouddha dit dans différents soutras que l’esprit est le créateur de tous les êtres sensibles et du samsara ; ceci s’applique également au nirvana. Ainsi, dans un sens, l’esprit est le créateur à la fois du samsara et du nirvana.

 

Tous les individus sont égaux dans la mesure où chacun d’entre eux cherche instinctivement à être heureux et à éviter la souffrance. Le moyen de satisfaire cette aspiration consiste à rechercher les causes et conditions qui développent et augmentent le bonheur et à éliminer celles qui causent la douleur et la souffrance. Telle est l’essence véritable de la pratique du Dharma.

 

Notre état d’esprit immédiat – heureux, irrité ou en proie à d’autres émotions – dépend bien sûr de nombreux facteurs, parfois d’ordre physique, tels que l’épuisement ou la détente. Cependant, nombre de nos processus de pensée ne dépendent pas essentiellement de nos conditions physiques. Ainsi, finalement, c’est en réussissant à obtenir une transformation intérieure que nous pouvons parvenir au changement d’état d’esprit souhaité.

 

Quand nous parlons de l’esprit ou de la conscience, nous devons écarter la notion selon laquelle nous serions en train d’évoquer une entité monolithique. Tout comme il y a plusieurs types de sujets de réflexion, il existe aussi différents types de conscience englobant notre monde intérieur, diverses dispositions d’esprit, d’états mentaux, de processus de pensée et ainsi de suite. En ce qui concerne les objets matériels extérieurs, nous pouvons aisément reconnaître que certains d’entre eux nous sont bénéfiques et d’autres préjudiciables ; cette discrimination nous pousse à éviter le contact avec les substances nocives et à développer le potentiel des substances positives.  De même, en ce qui concerne notre monde intérieur – par la sélection de nos états mentaux –, nous pouvons faire fructifier les états d’esprit qui, non seulement, vont créer un sentiment immédiat de sérénité, mais vont aussi faire naître dans le futur des états d’esprit plus positifs et plus heureux.

 

Certaines sortes de pensées et d’émotions causent immédiatement une perturbation de notre esprit et créent une atmosphère négative. Même celles qui donnent, au départ, un sentiment de plaisir ou de bonheur, peuvent parfois, à long terme, se révéler destructrices. Il est donc capital de savoir quels sont les états mentaux qui sont dangereux et ceux qui sont vraiment bénéfiques.

 

Parmi ces derniers, nous devons faire une distinction entre les effets bénéfiques à court terme et à long terme. Quand ces deux critères entrent en conflit, nous devons considérer les conséquences à long terme comme plus importantes. Certains états d’esprit créent au départ de l’irritation, un mécontentement ou une absence de joie. Cependant, en restant calmes et en leur faisant face – en répondant à tous les défis qu’ils représentent –, nous pouvons tirer de ces situations des états d’esprit plus stables et plus heureux. Savoir évaluer les conséquences à court terme et à long terme nous permet ensuite de développer les états d’esprit positifs qui produisent les effets souhaités.

 

Le choix entre les actions et les états d’esprit qui ont besoin d’être encouragés et ceux qu’il faut éliminer doit s’effectuer intelligemment. La faculté qui génère ce discernement, désignée sous le terme de conscience discriminante, est en fait, l’un des traits distinctifs de l’être humain. Bien que tous les êtres sensibles soient égaux dans leur désir instinctif d’être heureux et de surmonter la souffrance, les êtres humains ont une plus grande capacité de penser aux conséquences à court et à long terme. Dotés d’une faculté d’imagination plus étendue, ils possèdent donc une plus grande capacité de satisfaire leurs aspirations.

 

Parmi les différents types de conscience discriminante, la plus importante est celle qui embrasse la nature ultime de la réalité – la réalisation de la vacuité. De nombreuses méthodes sont à notre portée pour développer cette connaissance suprême.

 

 

(Extrait du livre  « Pratique de la sagesse » de Sa Sainteté le Dalaï Lama)

 

 

Consulter le programme du Centre sur internet : http://naropatahiti.over-blog.com/)

 

Centre Bouddhiste Naropa, PK 35,5 côté mer, Tél : 57 99 88 / 74 71 88

 

Commenter cet article