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Centre de Méditation Naropa de Tahiti en Polynésie Française

Centre de méditation Bouddhiste Affilié à la FPMT - Situé à PAPEETE - Immeuble Rouleau - 2ème étage- Quartier du Commerce ADRESSE : BP 4369 - 98713 Papeete TAHITI Visitors welcome - English spoken

L'ouverture commence par soi même

Publié le 25 Novembre 2006 par Centre Naropa in Programme des pratiques

Centre Bouddhiste Naropa, PK 35,5 côté mer,
Tél : 57 99 88 / 74 71 88
(
http://naropatahiti.over-blog.com/)

  

L'ouverture commence par soi-même....
Extrait du livre  « Le goût du thé » de Lama Gyétrul Jigmé Norbou Rimpotché)

 

Il semble de plus en plus difficile d’exprimer véritablement notre nature humaine. On s’est trop focalisé sur le monde extérieur, les problèmes extérieurs, les solutions extérieures, bref les objets extérieurs, et pas assez sur le sujet intérieur. Une bonne moitié des conflits entre les hommes peuvent être résolus par la compréhension mutuelle, sur la base de valeurs proprement humaines. Pour cela, il n’est rien à inventer !

 

 

 

Il semble également que notre vie est un gâchis, nos relations, en général : avec les choses ordinaires autour de nous – maison, voiture, habits, cuisine… – et les relations avec les amis, la famille, etc… Il semble qu’on n’a pas assez d’espace pour s’exprimer dans ces relations. Il y a un manque d’ouverture.

 

 

 

D’où tension, dépression, frustration… Tout ce mal de vivre provient d’un manque d’ouverture : on ne parvient pas à vivre cette dimension d’ouverture. Ce serait, tout d’abord, de s’accepter soi-même, car on est alors plus serein avec soi-même, et cette dimension, cette qualité d’ouverture, peut se transmettre tout autour de nous.

 

 

 

On n’est pas sûr de soi, on ne sait pas véritablement ce que l’on vaut, et l’on ne peut donc pas s’apprécier soi-même. Par conséquent, on ne fait pas grand-chose.

 

 

 

En tant qu’être humain, nous sommes nés riche. Nous avons des valeurs humaines magnifiques, une formidable capacité d’amour et de compassion. Ce sont là des qualités tout à fait inhérentes à la nature humaine, et non des marchandises de supermarché. Pourquoi est-ce donc si difficile, alors qu’il n’y a pas à débourser un seul centime ? Peut-être est-ce un cas d’intolérance ? Donnons un peu d’espace, donnons un peu d’ouverture à notre propre personne, un peu de tolérance.

 

 

 

Se donner de l’espace, c’est ouvrir la porte vers la tolérance. Qui s’ouvre à l’ouverture entrevoit la tolérance. Après tout, on n’est peut-être pas si mauvais que ça. On peut alors s’apprécier soi-même et faire bénéficier les autres de ce sentiment authentique. Ne soyons pas frustré, tendu, stressé, déprimé : il reste toujours de l’espace.

 

 

 

 L’esprit trop préoccupé ne peut exprimer sa vraie nature, son sentiment profond. Par conséquent, la tolérance commence par soi-même, puis s’étend aux proches, à la famille, aux voisins, et ainsi de suite. Aujourd’hui, bien souvent, on ne sait même pas qui est son voisin ! Cela en dit long sur l’étroitesse de l’univers individuel, sur le cocon dans lequel on vit. Notre pensée est devenue tellement étroite !

 

 

 

Il faut donc commencer par se regarder soi-même, ou plutôt se permettre de se regarder soi-même. On peut alors découvrir la nature humaine, mais dissimulée sous des couches et des couches d’endoctrinement. Quand on retrouve ce véritable sens de l’humain, la vie entière peut en être transformée.

 

 

 

A cause d’un développement exclusivement matériel, on perd le contact avec sa dimension intérieure. L’équilibre entre développement intérieur et extérieur est brisé, une fracture s’installe entre le monde extérieur et le monde intérieur. Un tel développement technique éloigne toujours de la vraie nature humaine profonde et l’on risque de perdre une partie de ces valeurs fondamentales. Quand l’homme perd le contact avec sa nature et ses valeurs fondamentales, il se transforme en bête sauvage, en fauve.

 

 

 

La tolérance enseigne à être chaleureux, stable, bien sur terre, ouvert. C’est surprenant, mais on ne perd rien à ne pas se mettre en colère. Au contraire, on perd beaucoup si on ne laisse pas la patience et la tolérance se manifester, car on perd la paix de l’esprit. Pour cela, nul besoin de doctrines, de systèmes, de religions, etc. Il suffit de s’en remettre à la nature humaine, tout simplement, car elle enseigne à être sympathique, bien sur terre et chaleureux.

 

 

 

Il nous revient de choisir entre une vie menée sur un mode constructif ou sur un mode destructif. Plus vous vous éloignez de votre profondeur, de votre nature profonde, plus vous êtes sur la défensive, sur le mode agressif, et plus vous êtes destructif. Si vous restez proche de votre nature fondamentale, vous êtes constructif.

(Extrait du livre  « Le goût du thé » de Lama Gyétrul Jigmé Norbou Rimpotché)

 

Centre Bouddhiste Naropa, PK 35,5 côté mer,
Tél : 57 99 88 / 74 71 88
(
http://naropatahiti.over-blog.com/)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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